La fiscalité est devenue une
vraie arme politique. C’est bien connu chaque nouveau gouvernement ramène son
lot de mesures et de réformes économiques et en particulier fiscales. Et
l’histoire a également montré que chaque nouveau régime « ajustait »
les mesures en place ou du moins effectuait des « réformes » en guise
de remerciement de son électorat. François Mitterrand avait mis en place
l’impôt sur la fortune (en excluant les œuvres d’art), Jacques Chirac avait
supprimé ce même impôt sur la fortune, Nicolas Sarkozy avait à son tour mis en
place la loi TEPA et allégé les charges pour les entreprises. C’est maintenant
au tour du président Emmanuel Macron de déployer les siennes.
La mesure phare : le prélèvement forfaitaire unique (PFU) pour les
contrats d’assurance vie
La directive sur la distribution d’assurance fait l’actualité depuis
quelques mois dans la presse économique ou spécialisée dans les assurances.
Voici une synthèse de cette directive ainsi que les impacts qu’elle aura sur
votre quotidien.
Qu’est-ce que la DDA ?
Après plus de 3 ans de débat au
sein de l’Union Européenne, les députés européens ont adopté en novembre 2015
la nouvelle Directive sur la Distribution d’Assurance ou DDA. La direction est parue au Journal officiel de
l’Union Européenne le 02 Février 2016 et les états européens ont jusqu’au 23
février 2018 pour la transposer
Son objectif est de renforcer la
protection du consommateur en principalement jouant sur deux leviers :
la formation des distributeurs de produits
d’assurance
et la transparence des informations.
Que comporte cette directive ?
A travers cette nouvelle
réglementation, le premier constat est une volonté affichée de replacer la
protection du consommateur comme une exigence prioritaire.
Le monde du travail évolue et
diffère progressivement du modèle que connaissaient nos parents. Aujourd’hui,
il n’est pas rare de voir un salarié exercer également une indépendante ou encore
de croiser un professionnel libéral qui est également blogueur ou artiste à ses
heures perdues. Ce phénomène a depuis quelques années un nom le SLASH ou le
fait de mener plusieurs activités professionnelles.
Pour ces personnes qui exercent
plusieurs activités, la protection sociale et les contrats d’assurance virent
souvent au casse-tête. Or la France compte de plus en plus de slashers (ie
le fait d’exercer plusieurs activités). C’est pourquoi il important de proposer
à ces nouveaux profils des protections qui s’adaptent à leurs différentes
activités et tiennent compte de ces nouvelles particularités.
Jusqu’ici, les assureurs ont
toujours fait l’effort de proposer des offres d’assurance et des garanties
selon les exigences des différentes catégories socioprofessionnelles
identifiées.
Les progrès technologiques et les
objets connectés s’intègrent progressivement dans notre quotidien. Que ce soit
dans la domotique, le sport ou encore la santé nous sommes de plus en plus
nombreux à utiliser des objets connectés pour améliorer notre sécurité, notre
santé. Ces changements vont évidemment impacter le monde des assurances et les habitudes des clients.
L’assurtech pour moderniser l’assurance
Le monde des assurances ne va pas
échapper à la technologie et la tendance des assurtechs va probablement se
confirmer en 2017. Depuis quelques années plusieurs startups ont
fait irruption dans les assurances avec comme but de dépoussiérer voire de
révolutionner notre façon de d’interagir avec les assurés.
Ces assurtechs
en pleine émergence adoptent une vision très « customercentric » (ie
orientée vers le client) et ont pour priorité de proposer une nouvelle vision
de l’assurance.
Grâce à l’intelligence
artificielle et au Big data, l’assurance a l’opportunité de se moderniser
progressivement. Pour le moment, on ne peut parler de bouleversement mais force
est de reconnaître que les pratiques de modifient peu à peu.
Quels changements concrets pour les clients ?
Tout d’abord, l’accessibilité
est devenue une priorité dans le cadre de la relation client. Le client doit
désormais être en mesure de joindre son interlocuteur à tout moment et sur tous
les moyens de communication. C’est pourquoi tous les assureurs possèdent une
application mobile destinée à faciliter le quotidien des clients et à rester en
contact avec eux. De la souscription à la déclaration de sinistre de nombreuses
actions sont maintenant possibles en ligne, de quoi améliorer de façon
considérable l’expérience client.
Les offres
d’assurance sont aussi fondamentalement modifiées. Face aux contrats
d’assurance classiques, on retrouve maintenant des produits de l’assurance
collaborative proposés par des startups tels qu’Otherwise ou Alan. Aux Etats
Unis, les assurtechs ont pris de l’avance et certaines ont le vent en poupe.
Par exemple, la startup Lemonade propose la souscription d’une assurance habitation en 90 secondes et
l’indemnisation d’un sinistre en 3 minutes. La structure vient d’ailleurs de
lever 34 millions de dollars pour financer son accroissement.
Outre l’offre
et l’accessibilité, les assurtechs pourraient avoir un fort impact sur la prise
en compte de la réglementation. Dans un contexte de fortes contraintes
réglementaires, la simplification de l’implémentation des nouvelles mesures
réglementaires constituerait une évolution considérable en termes de systèmes
d’information et surtout de réduction des coûts. Reste à voir si ces
innovations seront opérationnelles rapidement pour le plus grand bonheur des
assureurs et des assurés.
Alors que les fêtes de fin
d’année battent leur plein, les cadeaux que nous réservent les assureurs pour
cette nouvelle année ne vont pas faire plaisir à tout le monde.
Le 1er janvier est
toujours synonyme de présentation de vœux mais du côté des assureurs, cette
période fait surtout référence aux traditionnelles revalorisations tarifaires.
Pour 2017, les hausses s’annoncent beaucoup plus importantes que pour l’année
qui vient de s’écouler.
Quels sont les contrats les plus concernés ?
Les hausses tarifaires seront
plus fortes pour les assurances auto et habitation. Pour le moment, les hausses
sont estimées entre 0,5% et 2,5% pour l’assurance automobile alors que
l’habitation augmentera entre 1% à 4%.
C’est bien connu, l’épargne est
une question qui nous concerne tous peu importe notre situation personnelle. A une période où les taux sont de
plus en plus bas, l’une des questions qu’on se pose le plus est où placer son
argent pour qu’il nous rapporte. Ces dernières années, les rendements des
contrats d’assurance vie sont majoritairement inférieurs à 2%. En 2015, les
rendements moyens étaient de 2,30% selon l’Association Français de l’Assurance
(AFA). Pourtant depuis quelques temps, une nouvelle mesure que certains qualifient
presque d’holdup risque de bouleverser nos choix de placement. Il s’agit de la
loi Sapin 2 votée à l’Assemblée nationale en juin 2016 et passée au Sénat en
septembre intrigue et inquiète tous les épargnants.
Que dit la Loi Sapin 2 ?
La loi sapin 2 a pour but de
permettre la transparence, de lutter contre la corruption et d’œuvrer pour la
modernisation de la vie économique.
Cet été 2016 vous ne passerez pas
à côté du phénomène Pokémon Go ! Vous aussi vous vous demandez que font
tous ces gens qui marchent les yeux rivés sur leurs téléphones, aucun doute ils
jouent certainement à Pokemon Go. Le jeu fait des ravages au vrai sens du terme
avec plus de 100 millions de téléchargements
à travers le monde.
Des délits et accidents plus ou
moins graves ont été signalés notamment aux Etats Unis où le jeu fait fureur. En
France, deux accidents ont déjà été signalés dont celui d’une conductrice dans
l’Aisne qui a perdu le contrôle de sa voiture sur l’autoroute A4.
C’est bien connu, l’un des enjeux
de l’assurance est de savoir s’adapter ! Ainsi, la banque russe Sberbank a
décidé de proposer une assurance gratuite aux dresseurs de Pokemon. Elle couvrirait
les éventuels frais liés aux accidents causés par les joueurs distraits. La banque
envisage même d’avoir des Pokemons pour attirer les joueurs…qui n’en restent
pas moins des clients potentiels. Ne nous
voilons pas la face, l’objectif principal est de pouvoir familiariser le public
avec les assurances.
La ferveur du Pokemon Go confirme
que les assureurs peuvent être en mesure de s’adapter (rapidement) aux
phénomènes sociaux. Et c’est l’un des défis majeurs qu’ils devront relever dans
les prochaines années face à une société où émergent de nouveaux modes de
consommation. C’est le cas de l’économie de partage qui fait des émules partout
à travers le monde (crowfouding, covoiturage, coworking, vente et échange entre
particuliers…). Nous sommes près de 89%* de français à avoir eu recours au
moins une fois à la consommation collaborative. Face à ces nouvelles habitudes,
l’assurance ne peut continuer à proposer des produits classiques décorrélés des
besoins des consommateurs. Par exemple en auto, la location de véhicule entre
particuliers gagne du terrain et commence à être prise en compte dans contrats
proposés. Allianz s’est allié au site Drivy. D’autres compagnies ont également suivi
cette mouvance : MMA avec Livop et Tripndrive, la MACIF avec Deways ou encore
la MAIF avec Blablacar.
Ces évolutions doivent être
considérées comme une opportunité pour les assureurs. Et on peut aller plus
loin en affirmant qu’il en va de la survie de l’assurance.
*Etude réalisée par Nomadeis et TNS Sofres en novembre 2014.
Voici le coup de gueule de cet internaute qui a failli avoir un accident à cause d'un chasseur de Pokemon. La vidéo peut prêter à sourire mais ils ont tout de même frôlé le pire !
Après quelques années d'existence de ce blog, l’heure est venue de me présenter à vous !
Je suis Minetou, une professionnelle des assurances passionnée par ce domaine (si si vous avez bien lu) avec un parcours apparemment « atypique » et surtout un dynamisme et une folle envie de partager !
Ce blog me permet de partager des informations sur les assurances, de répondre aux questions que vous vous posez souvent sur vos contrats ou votre épargne et de décrypter le marché.
De temps en temps, je partagerai également avec vous mes coups de cœurs, mes coups de gueule ou encore mes astuces.
Alors tenez vous prêts à voyager avec moi dans le monde des assurances !