dimanche 1 mai 2016

L'assurance emprunteur se met au digital

Avec les taux d’intérêt bas qui persistent depuis plusieurs mois, l’immobilier a le vent en poupe. Avec lui, un intérêt particulier s’est développé pour l’assurance emprunteur.
Elément décisif dans le cadre d’un projet immobilier, ce produit a connu plusieurs évolutions réglementaires ces dernières années avec notamment les lois Lagarde et Hamon.
Aujourd’hui, l’assurance emprunteur peut être souscrite auprès de la banque ou via un courtier. Et le client peut même se tourner vers la concurrence s’il trouve dans l’année un contrat proposant le même niveau de garantie et à un tarif plus compétitif.


Tout ceci a engendré deux principales répercussions : 
  • des clients beaucoup plus exigeants
  • et une concurrence plus rude du fait d’un marché plus ouvert.

jeudi 24 mars 2016

Le Digital, le nouvel enjeu des assureurs



Quand on parle de digitalisation, nombreuses sont les entreprises (y compris dans les assurances) qui ne savent pas réellement par où commencer ou qui pensent qu’il suffit tout simplement de relooker leurs sites institutionnels. Non messieurs dames, la digitalisation c’est une autre approche, une nouvelle vision, tout simplement un autre …monde. L’enjeu est de (re)mettre le client au centre des actions et trouver de nouveaux moyens de créer, maintenir ou faire évoluer la relation entre les clients et l’assureur.

D’ailleurs, ce n’est pas pour rien qu’on parle de la nécessité d’être « disruptif » pour être en mesure de révolutionner les assurances. Il s’agit de saisir l’opportunité d’innover notamment au niveau de la relation client, de développer de nouveaux services et pourquoi pas inventer l’assurance de demain !

dimanche 1 novembre 2015

Vieillissement de la population et prise en charge de la dépendance

En termes de protection sociale, la France fera face à de nombreux défis dans les prochaines années. Parmi ces défis, il y a la dépendance. Les conséquences des mutations démographiques des années et notamment du babyboom commencent à se faire ressentir.
Aujourd’hui, les estimations annoncent près de 23 millions de français âgés de plus de 65 ans en 2030. Et 2030, c’est demain. Pour l’instant, les mesures décisives tardent à être prises et les pouvoirs publics restent inopérants.
Nous avons tous un membre de notre famille ou un proche touché par la dépendance. Et pour affronter cette situation, chaque famille tente tant bien que mal de faire face à la situation. Il faut rappeler que les dépenses mensuelles d’une personne dépendante s’élèvent à près de 2500 euros en établissement spécialisé et plus de 1800 euros si elle est maintenue à domicile. Les aides proposées par l’Etat et les indemnisations des contrats d’assurance restent donc insuffisantes par rapport aux frais réels. Par conséquent, la question est comment voulons-nous traiter nos ainés et toutes les personnes dépendantes et quelle est la place que nous leur accordons dans la société française.
Au-delà de trouver les solutions de financement de la dépendance pour les prochaines années, il est important de définir une réelle politique d’accompagnement des personnes âgées et des personnes en dépendance. La dépendance nous met surtout en face de notre modèle social actuel.
La dépendance est qualifiée de 5ème risque de la Sécurité Sociale. Et il ne suffit pas seulement de trouver une façon plus sympa de les appeler en remplaçant l’expression « personnes âgées » par séniors ou tout autre terme. Bien qu’une loi ait été adoptée en 2014, les mesures prises restent insuffisantes. Les frais à charge des familles restent exorbitants qu’elles aient souscrit ou non une assurance dépendance. Il est vrai que la mesure permettant de pouvoir maintenir les personnes concernées à leur domicile est à saluer.
Toutefois, cela ne permettra pas de résoudre le problème de la dépendance qui doit être abordé dans sa globalité.
L’un des aspects qui pourrait beaucoup soulager les familles est la question du statut des aidants. Actuellement, les mesures juridiques, sociales et fiscales qui existent n’encouragent pas les proches (ou les tierces personnes) à pratiquer cette activité. Dans le dispositif actuel, l’éventuelle perte de revenus que peut avoir un descendant qui choisit de devenir aidant n’est pas suffisamment compensée. Les salariés qui décident de s’occuper d’un proche peuvent bénéficier sous certaines conditions d’un congé de soutien familial ou d’un congé de solidarité familiale.  Le congé de soutien familial a une durée de 3 mois renouvelable sur une période maximum d’un an. Quant au congé de solidarité familiale, il a une durée de 3 mois maximum renouvelable une fois. L’indemnisation associée s’élève à 55,15 euros par jour pendant 21 jours maximum (et de 27,58 euros par jours pendant 42 jours dans le cadre d’un temps partiel). On peut constater l’insuffisance de ce dispositif à deux niveaux :
-          Il y a d’abord l’aspect financier, l’indemnisation proposée ne compense pas toujours les revenus des aidants. Ces derniers sont souvent confrontés à une baisse de leurs revenus
-          Ensuite il y a le coté durable des solutions proposées aux aidants.
Si on tient compte de l’augmentation de l’espérance de vie et du fait qu’une personne peut être dépendante pendant plusieurs années, le dispositif actuel ne peut pas à lui seul améliorer la situation des personnes dépendantes. Une solution plus globale intégrant une réelle approche sociale et une plus grande marge de manœuvre des assureurs pourrait améliorer la prise en charge de la dépendance.
Aujourd’hui, les assurances proposent trois sortes de contrats : les contrats d’assistance, les contrats de  prévoyance et les contrats d’épargne. Pour le moment, le marché de la dépendance reste encore très ouvert et les acteurs de l’assurance ne s’y sont pas tous lancés. Quant au public, il reste encore très prudent. Nombreux sont ceux qui préfèrent souscrire un contrat d’assurance vie avec une option dépendance.

Sur le plan social, il est temps de se poser la question de la place des personnes dépendantes dans notre société. Cela implique un choix et une orientation politiques clairs  qui détermineront aussi la position des différents acteurs face à cet enjeu. Pour le moment, le projet de loi sur l’adaptation de la société au vieillissement est encore en discussion. 

mardi 15 septembre 2015

Bien choisir son assurance jeune conducteur

Se décider pour une assurance auto, ça n'est pas très simple, et parfois, ça devient même un parcours du combattant. Et quand on parle des jeunes conducteurs, on parle souvent d'accidents.
Dès lors, comment faire pour trouver une assurance jeune conducteur abordable ? Des tarifs intéressants sont proposés sous certaines conditions.

L'assurance jeune conducteur est obligatoire mais parfois difficile à choisir

Passer son permis, c'est considéré comme un très gros avantage pour les jeunes. Cela ouvre des portes aussi bien au niveau personnel que professionnel. Mais l'achat d'une voiture implique nécessaire une assurance.
Il en va de même pour la majorité des assurances, il est conseillé de faire une recherche en ligne, et également d'envoyer des demandes de devis. Le comparatif des assurances jeune conducteur est la clé.
Comme ils manquent d'expérience et sont plus agressifs, les jeunes automobilistes ont davantage d'accidents que les automobilistes qui sont plus expérimentés et plus âgés. C'est pourquoi les assureurs proposent des prix d’assurance jeune conducteur élevés.
Néanmoins, les compagnies ont créé des polices d’assurance adaptées avec certaines options qui permettent de faire des économies. Il est donc important de faire plusieurs demandes de devis et de discuter les options pour tout clarifier au maximum.

Est-il possible de faire des économies sur son assurance auto

Pour proposer des remises et tarifs attrayant sur une assurance jeune conducteur, on trouve des options et des astuces. Ainsi, l’assurance au kilomètre permet d’économiser de 30 à 40% sur le cout que représente une assurance jeune conducteur basique.
Dans le même esprit, il est aussi possible de choisir les heures de la journée auxquelles on est assuré. Ça peut paraître restrictif, mais permet d'économiser. Il ne faut donc pas négliger ces possibilités, surtout dans des conditions financières limitées.
Et la conduite accompagnée, elle aussi, est une solution intéressante. Ceux qui ont opté pour cette alternative ont des prix plus bas sur leur assurance auto. La conduite accompagnée est proposée à tous, dès l’âge de 16 ans.
Les conducteurs en herbe doivent suivre 20 heures de conduite, passent avec succès l'examen du code de la route et roulent ensuite un minimum de 3000 km obligatoirement avec leurs parents. Les résultats obtenus au permis sont ensuite meilleurs et les tarifs des assurances sont plus bas. Il s’agit donc d’une solution à privilégier.
Choisir la bonne assurance jeune conducteur n’est pas une chose facile. Cela suppose de faire une recherche, de faire un comparatif complet des offres trouvées avec forces et faiblesses. Il ne faut pas se concentrer uniquement sur le tarif mais tout considérer.
En s'organisant un minimum, il est idéal de demander plusieurs devis, et de considérer des options comme l'assurance au kilomètre, les limitations horaires ou la conduite accompagnée. Sachez enfin que le type de véhicule influence également le prix de l’assurance jeune conducteur, il est donc préférable de se contenter d'une petite voiture.

L'assurance jeune conducteur est généralement assez chère, mais on trouve des possibilités pour faire des économies.

jeudi 3 septembre 2015

5 solutions de placements alternatifs face à la baisse du livret A

Avec la baisse des taux du livret A (et du LDD – Livret de Développement Durable), de nombreux  français retirent leur épargne de ce placement au profit d’autres solutions plus performantes.
En juillet 2015, la décollecte était estimée à plus d’1 milliard d’euros. Pour le 1er semestre 2015, le livret A affiche une décollecte de 3.41 milliards d’euros. Et cette tendance ne fera que s'accroître dans la mesure où le taux fixé à 0,75% ne décollera pas sitôt. Ce qui se pousse les français à se tourner vers d’autres placements plus avantageux.
Derrière cette baisse de taux, la principale question à se poser est surtout quels sont les placements alternatifs qui permettent de placer son économie de façon sécurisée et rentable. A vrai dire, cette question reste compliquée dans la mesure où la réponse est en fonction de votre âge, de vos objectifs et du montant de votre épargne. Voici quelques solutions de placement qui pourraient se substituer à votre livret A :

1-      Si vous avez moins de 26 ans et que vous souhaitez épargner petit à petit pour vos futurs projets le livret jeune est un bon départ. Son taux est minimum de 0,75% mais la plupart des banques propose un taux de 2% en moyenne. Les fonds sont disponibles à tout moment et les virements sont possibles à partir de 10 euros. Seul bémol, le plafond de 1600 euros qui peut être atteint assez rapidement par l’épargnant. 

2-      Si vous souhaitez une épargne sur le long terme, le produit le plus adapté est l’assurance vie. Grace à la possibilité d’effectuer des rachats en cas de besoin de liquidité. Si vous êtes plutôt prudent, les fonds euros permettent de lacer votre épargne surement sans prise de risque majeur. En revanche pour un épargnant qui souhaite prendre plus de risque et avoir une rémunération plus intéressante, un mix entre les fonds en euros et les unités de compte (UC) peuvent être un bon choix. Pour plus d’information sur le fonctionnement de l’assurance vie et les unités de compte je vous invite à lire mes précédents posts ici et ici.

3-       Si vous avez un projet immobilier à moyen terme, le PEL (Plan d’Epargne Logement) est fait pour vous. Avec un taux de 2% brut soit 1,69% il permet de se constituer lentement mais surement un apport pour un projet immobilier. Le montant maximum est de 61 200 euros et il est possible de constituer une épargne pendant 10 ans. Cependant, il faut garder à l’esprit que ce placement n’est pas exonéré des prélèvements sociaux qui sont fixés à 15,5%

4-      Les SCPI peuvent également constituer une solution. Communément appelé « pierre papier », ce placement accessible à tous les budgets vous permet d’acquérir des parts dans une société qui possède un parc immobilier. L’investissement en SCPI affichait un rendement de 5% en 2014. L’épargnant a la possibilité d’investir dans des parcs immobiliers sans avoir à se préoccuper de la gestion. Il lui faudra cependant porter une attention particulière aux frais de gestion, au taux d’occupation et au rendement annoncé.

5-      Si vous êtes bons joueurs pourquoi ne pas tenter de placer une partie de votre épargne en bourse ? Cela est notamment possible via les Plans d’Epargne en Action (PEA) proposés par les banques, les compagnies d’assurance et les sociétés de gestion de patrimoine. Les capitaux doivent rester investis au moins 5 ans. En cas de retrait avant ce délai, le taux d’imposition est de 38% à partir du 1er euro les deux premières années et 34,5% entre la deuxième et la cinquième année. Il est possible d’investir jusqu’à 150 000 euros sur un PEA. 

Pour finir, il est utile de rappeler deux éléments. D’abord, les solutions d’épargne doivent être en adéquation avec les objectifs de chacun.  Que ce soit pour préparer sa retraite, avoir de la liquidité disponible ou financer un projet, il est important de bien choisir son placement et de se renseigner suffisamment sur la fiscalité. Ensuite, il faut souligner que tout investissement comporte des risques. Lorsqu’on investit dans des produits financiers, il faut accepter également la part de risque. Le principal conseil est de diversifier ses placements  et de miser sur des rendements à long terme.

lundi 8 juin 2015

Comment bien comparer votre assurance habitation

Comparateur assurance habitationVous êtes nombreux à être à la recherche d’une assurance moins chère notamment pour l’habitation. De nos jours, de nombreux sites et comparateurs sont à votre disposition pour vous permettre de proposer les meilleures offres. Cela est plutôt positif car les clients peuvent mettre en concurrence de nombreux contrats afin d’en sélectionner celui qui leur convient.

Toutefois, attention car la meilleure offre n’est pas forcément l’offre la moins chère. En matière d’assurance habitation, de nombreux aspects sont à prendre en compte lors de la comparaison. Et il vaut mieux payer 5 euros plus cher pour une couverture optimale. Plutôt que d’être mis devant le fait accompli le jour d’un sinistre.
Sur les forums d’assurance, on constate de nombreux messages relatant des litiges ou des incompréhensions entre assureurs et clients. Les cas les plus fréquents portent sur les montants d’indemnisation.
Tout d’abord il vous faut définir votre besoin ; voulez-vous payer moins cher ou avoir une protection maximale ?
Si vous êtes par exemple locataire et souhaitez juste payer votre assurance habitation moins chère vous pouvez :

dimanche 24 mai 2015

Du nouveau sur l'assurance emprunteur depuis le 1er mai

assurance emprunteur loi hamon lagarde
Assurance emprunteur prêt immobilierVoilà un changement majeur intervenu dans l'assurance emprunteur et qui a failli passer inaperçu. En effet, depuis le 1er mai 2015, les clients ont la possibilité de comparer les différents contrats d’assurance emprunteur proposés et auront plus de facilité à choisir une assurance emprunteur différente de celle proposée par leur banque.

Depuis quelques années, l’assurance emprunteur a connu de nombreuses mesures qui visaient à encourager la concurrence. En 2010, la loi Lagarde autorisait les particuliers à souscrire leur assurance emprunteur auprès d’un organisme différent de leur banque à partir du moment où le niveau de couverture était équivalent. Depuis l’année dernière les assurés avaient déjà la possibilité de résilier leur contrat d’assurance de prêt lors de la première année de leur signature de prêt grâce à la loi Hamon. Je vous en parlais déjà ICI.

Toutefois, dans la pratique cela reste encore compliqué car les clients craignent souvent un refus de prêt immobilier. De plus, certaines banques avaient toujours des arguments plus ou moins flous pour refuser un contrat d’assurance différent du leur. Généralement la raison évoquée est le fait que la couverture du nouveau contrat n’est pas équivalente ou est insuffisante en comparaison avec son assurance emprunteur.

Dorénavant, les règles de refus seront plus claires aussi bien pour les banques que pour les clients. A la demande de Bercy, des travaux ont été menés par Comité Consultatif du Secteur Financier (CCSF). 


Pourquoi ce blog ?

Après quelques années d'existence de ce blog, l’heure est venue de me présenter à vous !

Je suis Minetou, une professionnelle des assurances passionnée par ce domaine (si si vous avez bien lu) avec un parcours apparemment « atypique » et surtout un dynamisme et une folle envie de partager !

Ce blog me permet de partager des informations sur les assurances, de répondre aux questions que vous vous posez souvent sur vos contrats ou votre épargne et de décrypter le marché.

De temps en temps, je partagerai également avec vous mes coups de cœurs, mes coups de gueule ou encore mes astuces.

Alors tenez vous prêts à voyager avec moi dans le monde des assurances !

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